[mailto:jc@lermant.fr]
[mailto:jc@lermant.fr]
[./jc3pag.html]
Préambule Je n'aime pas la simplification manichéenne "gauche - droite" du paysage politique français. Je ne me retrouve ni dans l'une, ni dans l'autre. Je me définis comme un "libéral-social": libéral pour créer la richesse et social pour la partager. Hélas, être libéral en France, c'est politiquement incorrect, c'est être "ultra". Pourtant, dans libéral, il y a "liberté". Mais la richesse est suspecte, celui qui la crée, coupable. Il faut donc la confisquer. D'où solidarité à la Française: "tu donnes, je reçois". C'est toute l'hypocrisie d'une solidarité à sens unique qui ne sert, bien souvent, que de caution à justifier l'égoïsme inavouable de certains privilégiés. Il est pourtant évident qu'il vaut mieux s'employer à faire grossir le gâteau avant de songer à le partager. Certes, dans ce cas, les parts sont inégales et attribuées au mérite de chacun alors que dans l'autre, les miettes sont les mêmes pour tous. La première méthode est juste mais inégalitaire, la deuxième est égalitaire mais injuste. Je préfère clairement le camp de la justice à celui de l'égalitarisme. C'est celui de l'équité. En un mot, je prèfère partager la croissance que répartir la pénurie. Je suis aussi résolument réformateur car c'est dans le mouvement, le changement que l'on progresse et ce qui est vrai en biologie, l'est aussi en sociologie: on s'adapte ou on disparaît. Cela s'appelle l'évolution ... Malheureusement, il y a en France trop de conservateurs pusillanimes pour qui la seule urgence est de ne rien faire. Je les appelle volontiers les mammouths, à mi-chemin entre les " éléphants " et les dinosaures. Evidemment, réformer c'est oser ... Je m'élève contre la pensée unique imposée par notre " caste dirigeante ". Est-il souhaitable que ceux qui nous gouvernent soient sortis du même moule, l'ENA ? Est-il normal que l'Assemblée Nationale, quand ils y viennent, soit en majorité peuplée de fonctionnaires ? La consanguinité mène à l'extinction des espèces et la diversité au progrès. C'est aussi cela l'évolution et l’homo politicus n'y échappe pas. Rien n'est acquis, tout se mérite. Il est trop facile de revendiquer les "avantages" acquis par ses parents et, dans le même temps, les financer à crédit par ses enfants qui naissent, rappelons-le, avec une dette de 30 000 €. "Etudiant - Chômeur - Retraité", voilà le modèle social français, dénoncé en son temps par Coluche, mais toujours à la base du "socialisme à la française" et vanté par nos élites qui dénigrent la valeur travail, dévalorisent l’effort et la prise de risque et qui préfèrent assister plutôt que responsabiliser. Où cela mène t-il ? A une France coupée en deux : D'un côté ceux qui jouissent de la sécurité, de l'autre, ceux qui subissent la précarité. D'un côté, ceux qui subventionnent, de l'autre, ceux qui profitent. Comme le titrait un article de Capital : La France qui trime et celle qui bulle. Cela mène à une démocratie où la voix de la rue l'emporte sur la voie des urnes, où l'on n'a que des droits et plus de devoirs, à un peuple désorienté qui cède au populisme et à des citoyens qui perdent leur sens civique. Cela mène à un système où les " adversaires sociaux ", qui ne sont représentatifs que d'eux-mêmes, utilisent la détresse des faibles pour préserver leurs " privilèges acquis ". En reprenant la formule d'A Minc dans “l’ivresse démocratique” : on est passé de la lutte des classes à la lutte des places. Et pourtant, la France s'évertue à donner des leçons à la planète entière. Notre "modèle", paraît-il, tout le monde nous l'envie. Pourtant, personne ne l'imite. Comme l'a dit JF Revel avec humour: "depuis que la France rayonne, je me demande comment le monde entier n'est pas mort d'insolation". Refusant l'idéologie, le dogmatisme et l'immobilisme, je ne trouve donc pas ma place sur l'échiquier politique français à deux cases. Puisse ce site trouver quelque écho chez ceux qui me font l'honneur de le visiter et qui recherchent, comme moi, une nouvelle dimension au discours politique: celle de la liberté de penser et du courage de dire. J'ai rassemblé et commenté ci-après quelques pages, les unes que j'ai écrites, les autres glanées au fil de mes lectures, qui illustrent ces convictions sur les principaux thèmes de société ou d’actualité.
[./jc3pag.html]
Les thèmes abordés:
Mes convictions (1)
Le libéralisme social Notre modèle social La cigale et la fourmi Réactions au “courrier des lecteurs” La canicule Le tsunami Le principe de précaution Le chômage Les retraites Le bovisme
[Web Creator] [LMSOFT]