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Le libéralisme social expliqué par JF Revel (de l’Académie française), dans une chronique du Point du 6 mai 2004. Une des meilleures plumes à oser le parler vrai. Dommage qu’il ne soit plus
Les thèmes abordés:
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Le libéralisme social Notre modèle social La cigale et la fourmi Réactions au “courrier des lecteurs” La canicule Le tsunami Le principe de précaution Le chômage Les retraites Le bovisme
Le scandale des retraites dont J Marseille dénonce la grande inégalité (Le Point, 24/08/2006). Pour ceux que la lecture de ces 7 pages rebute, je joins un comparatif des différents systèmes diffusé dans divers magazines par Sauvegarde des Retraites. Une illustration magistrale de l’hypocrisie des syndicats que j’évoque en préambule qui n’hésitent pas à utiliser leur pouvoir de nuisance (cf la grande grève 1995), à manipuler les faibles (en leur faisant croire qu’ils se battent pour eux), pour préserver leurs privilèges exorbitants. La plus grande injustice qui soit, une bombe à retardement. Un bien triste exemple de la solidarité à la française. M. Rocard avait pourtant déjà tout dit dans son livre blanc de 1991 sur la faillite annoncée de notre système de retraite (c’est peut-être pour cela qu’il a été évincé du gouvernement). Depuis, les “Mammouths” se sont succédés pour ne rien faire à part réclamer des études qu’ils ont aussitôt enterrées. Tant pis, nos enfants devront payer deux fois: notre retraite et la leur. Pourtant, une solution existe: La retraite par capitalisation. Elle a - au moins - 4 avantages: 1) Une génération qui place de l’argent pour financer sa retraite se finance elle-même. Alors que dans le système par répartition, cette même génération sera financée par ses enfants. Une conception un peu particulière de la solidarité que celle de faire payer ceux qui ne sont pas encore nés ! Cela était bien sûr nécessaire au début du siècle dernier lors de la mise en place du système des retraites afin de permettre aux premières générations d’en profiter, mais aujourd’hui, un siècle plus tard, ce n’est plus tenable. En d’autres termes, il faut passer de la solidarité inter-générationnelle à la solidarité intra-générationnelle. 2) Elle injecte des capitaux dans l’économie, ce qui finance la croissance. C’est une évidence, je n’insiste pas. 3) Elle réconcilie le capital et le travail. En effet, dans un système par capitalisation, les salariés, par les cotisations qu’ils leur apportent, contrôlent des fonds de pensions qui, à leur tour, possèdent les entreprises dans lesquelles ils investissent ces cotisations. La boucle est bouclée: les salariés contrôlent les entreprises. On n’est pas loin du Marxisme n’est-ce pas ? Un argument qui devrait plaire au postier et à la banquière ... 4) Last but not least, elle permettrait aux fonds de pension à la française d’être plus présents au sein des entreprises françaises au détriment des étrangers qui possèdent plus de la moitié de la bourse de Paris. Quand on y réfléchit, aujourd’hui, la richesse de nos entreprises et la performance de leurs salariés, sert à financer la retraite des ... américains ! Un comble pour un pays pétri d’anti-américanisme. Pour être juste, il y eut bien une tentative: Créé fin 1999, le Fonds de Réserve pour les Retraites devait être financé, entre autre, par les privatisations et autres sessions d’actifs pour atteindre 1000 milliards d’Euros en 2020. C’est, en quelque sorte, un fonds de pension public pour compléter le système par répartition et renflouer le gouffre du déficit des retraites. 6 ans plus tard, mi 2006, il s’élevait à 30 milliards, soit 3% de l’objectif. Une paille. Pourquoi ? Parce que, pour financer son train de vie et les privilèges dénoncés plus haut et pour “acheter” la paix sociale, le gouvernement a reculé et a préféré vendre ses bijoux de famille pour payer ses dépenses courantes - ce qui, d’ailleurs, n’a pas empêché l’explosion du déficit public - plutôt que de capitaliser ce fonds. Mais il y a pire: le pillage de la CNAV (la caisse de retraite du régime général, pourtant bien mal en point) par celle des régimes spéciaux. L’exemple d’EDF est édifiant: un racket organisé sous l’oeil complice d’un gouvernement qui cherchait à privatiser (un tout petit peu) EDF. Je m’en suis d’ailleurs ému auprès de l’iFrap en 2004.
L’analyse de N Baverez sur le chômage (Le Point, 15/8/2006) et le témoignage d’un “chômeur professionnel” (Le Point 28/09/2006). A ce sujet, je me souviens de deux phrases de F Mitterrand: la première, placardée sur ses affiches électorales en 1981 “il n’y aura pas 2 millions de chômeurs, je m’y engage” et sa réponse dépitée à un journaliste qui la lui rappelait quelques années plus tard: “contre le chômage, nous avons tout essayé”. Tout, sauf ce qui marche ailleurs, le libéralisme social. Ah, idéologie, quand tu nous tiens ... Malheureusement, l’emploi, ça ne se décrète pas, ça se construit.
Le principe de précaution vu par le regard scientifique et plein de bon sens de C Allègre (l’Express du 16/11/2000). Et dire qu’il est maintenant dans la Constitution ... Navrant ! Cet article est un écho à la crise de la vache folle et, habitant au Royaume-Uni en 1995 et 1996, au coeur de la psychose, je me suis senti particulièrement concerné. J’ai pourtant continué à manger du boeuf et je suis toujours là. Tout comme les 100 000 anglais que des “experts” avaient pourtant condamnés au pire et qui devaient mourir dans les 10 ans. C’était en 1996 ... Je me souviens d’un article de John Major paru dans le Monde qui expliquait qu’on prenait plus de risque à traverser la rue pour se rendre chez le boucher qu’à lui acheter du boeuf britannique. Mais la passion a ses raisons que la raison connaît très bien: la récupération politique et le protectionnisme ! Un fait d’actualité vient encore de rappeler l’ineptie d’un tel principe: au même moment où une enquête vient de confirmer que la mort par intoxication de deux personnes il y a 3 mois n’est pas due à des huîtres et que l’embargo n’avait plus lieu d’être, on apprend qu’une cinquantaine de personnes viennent d’être hospitalisées (dont certaines dans un état grave) pour avoir mangé des amanites phalloïdes. Et bien, par ce même principe, on ferait mieux d’interdire les promenades en forêt plutôt qu’interdire de manger des huîtres et porter atteinte à toute une industrie.
Une réaction auprès de mon entreprise lors de son appel de fonds à l’occasion du tsunami de décembre 2004. J’avoue avoir longtemps cherché mes mots et pas mal hésité avant d’envoyer ce texte à ma hiérarchie. Mais, parfois, écrire, ça fait du bien.
L’éditorial sur la crise de la canicule de C Imbert du Point (22 août 2003) qui en tire des enseignements sur la solidarité et l’Etat providence. Je me permets d’y ajouter quelques réflexions personnelles: - Beaucoup ont tenu l’Etat pour responsable cette catastrophe sanitaire et certains l’ont même accusé d’avoir tué 15000 personnes. Le gouvernement en a certes mal jugé l’ampleur mais n’est-ce pas plutôt aux enfants de s’occuper de leurs parents ? On oublie que, plusieurs mois après la canicule, des centaines de corps n’avaient toujours pas été réclamés par leur familles rien qu’à Paris et que des milliers de vieillards, chaque année, terminent leurs jours abandonnés par leurs proches. D’autre part, peut-on comparer la mort, hâtée de quelques semaines ou de quelques mois par des conditions climatiques exceptionnelles, de personnes âgées en fin de vie, à la mort, violente, d’individus dans la force de l’âge ? - J’ai été choqué par la résistance de certaines corporations lorsque le gouvernement a proposé d’abandonner un jour férié pour venir en aide aux personnes âgées. La cause était louable (financer un fonds d’aide), en réponse à un événement qui avait fortement ému les Français (la canicule de 2003). Surtout, il y avait là un bel exemple de solidarité intergénérationnelle basé sur un don identique pour tous: le temps. Quoi de plus équitable que donner du temps ? Une journée de travail est la même pour tous et ceux qui gagnent plus, financent plus. Et bien non. Des mots, toujours des mots: dès qu’il faut mettre en application les principes d’égalité et de solidarité qui fondent prétendument notre modèle social, et dont nous nous délectons avec suffisance, il n’y a plus grand monde. A la SNCF, par exemple, après des mois de discussions, cela s’est traduit par une augmentation d’une minute sur le temps de travail quotidien. Juste de quoi marcher plus lentement vers la pointeuse. Affligeant ! Personnellement, lorsque je vais travailler le lundi de Pentecôte, je sais pourquoi, et j’en suis fier ...
Quelques réactions que j’ai envoyées, sur des thèmes d’actualités, au “courrier des lecteurs” de l’Express et de Capital (dont les 35 heures et les grèves).
La cigale et la fourmi revue et corrigée par un adhérent de Contribuables Associés. Finalement, en 350 ans, le Français n’a pas vraiment changé ...
Une page qui résume à merveille ce que je pense de nos élites et de notre modèle social. Le regard Ô combien pertinent de E Suleiman. Probablement parce qu’il n’est pas français ...
La France Bovine par JF Revel (Le Point du 24/08/01). Un pamphlet bien senti sur le “bovisme” et qui remet les choses à leur place. On en rirait bien volontiers si c’était le script du prochain “Astérix le Gaulois”. Hélas, cela fait partie de l’univers - bien réel - politique français. Un épilogue pitoyable fut donné en 2005 par la tribu des Faucheurs Volontaires à qui, en première instance, le tribunal à donné raison, reconnaissant le caractère illégal de ce vandalisme mais le tolérant en arguant le principe de désobéissance civile ! Si l’on peut admettre et même encourager l’application ce principe dans un état totalitaire, il est inadmissible de le revendiquer dans une des démocraties les plus abouties du monde, qui élit ses représentants au suffrage universel et au sein de laquelle chacun peut s’exprimer librement. Si la Justice elle-même accepte que l’on puisse transgresser ses propres lois, que l’on puisse assimiler la liberté de casser à la liberté de parler, pour la défense du ... maïs français, où va t-on ? Et bien, on aboutit à une jeunesse qui ne respecte plus rien et qui, pour se faire entendre, brûle des voitures, des bus, et, malheureusement récemment, des personnes.
Mes convictions (2)
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